ça ne fait rien
ça ne fait rien
Rien ne se perd, rien ne se crée
Cette idée que reprend Lavoisier en chimie est censée nous expliquer que lors d’une réaction chimique, deux molécules qui se séparent ou interagissent donnent un résultat qui peut-être une ou plusieurs molécules différentes mais dont l’entièreté de la somme des composants qui constituent les molécules initiales se retrouvent dans ce résultat. Cela veut dire que l’on ne peut pas simplement désintégrer une chose et produire le néant.
En poursuivant la logique de cette idée, que devons-nous penser que l’origine des choses ? Eh ?!
Restons dans cette logique et interrogeons-nous sur l’origine de l’univers tel que décrit par la religion judéo-chrétienne. Dieu créa le monde ! Et le ciel ! Et les hommes! Et les femmes! Alouette, alouette! Mais qui créa Dieu, si rien ne se crée?
La science moderne a trouvé la solution logique, rationnelle, imparable ! Le «big-bang » ! Il fut à l’origine de tout ! L’univers commence lors du big-bang et continue son expansion dans le temps et l’infini. Mais, selon Lavoisier, « rien ne se crée » ! Comment donc, se fait-il que du « rien » - du néant - quelque chose soit apparu ? Quelque chose se soit créé ? Lavoisier, dans son immense sagesse, se serait-il trompé? La science moderne, humaine, serait-elle contradictoire ?
Apparemment une parade a été trouvée lors du développement de la théorie du big-bang. Un jour, ayant atteint les limites de l’infini et de son expansion, univers va faire le chemin inverse, se rétracter, jusqu’à son point d’origine. Appelons cela, le « little-pscht ». Ainsi, partant de rien, l’univers s’est créé et « dé-créé ». Pour revenir à rien. Donc Lavoisier avait raison en disant que rien ne se perd, rien ne se crée, puisque au début nous n’avons « rien » et à la fin nous n’avons toujours « rien ». Tout ce qui s’est passé entre le début et la fin se résume donc à une suite de réactions insignifiantes, voire même des illusions, ou des produits de l’imagination. Nous vivons donc dans un enchevêtrement de réactions émanant du « rien » et revenant de nouveau au « rien ». Notre existence se résume donc à une équation mathématique où, partant de zéro, nous créons un artifice d’additions, de produits, de divisions et de soustractions nous ramenant de nouveau à zéro.
Si cette équation est bien le produit de l’imagination, de l’imagination de qui parlons-nous ?
Existe-t-il quand même quelque chose au départ?
Qu’existe-t-il avant le commencement? Nous revoilà à nous interroger sur la primauté de la poule ou de l’oeuf à l’échelle supra-galactique!
Finalement les questions complexes de l’Origine et de la Fin trouvent, ou ne trouvent pas, leurs réponses dans les questions stupides de la vie quotidienne.
dimanche 27 mars 2011