Un qui? ... scission!
Un qui? ... scission!
Au lions les mécréants
Décidément, ces derniers temps, le “Land” attire mon attention en matière d’affaires odorantes. Un petit article s’attardait sur une querelle d’enseignants. Une chargée de cours de catéchisme avait fait une enquête sur la popularité d’une institutrice. Inimaginable pratique digne de l’inquisition ! C’est en tout cas ainsi que les faits ont été relatés à l’auteur de l’article.
Pourtant, ayant une certaine estime pour les journalistes, j’aurais espéré que la journaliste en question se renseigne de façon objective sur les faits et interroge les deux partis ou le cas échéant les témoins de l’incident diplomatique. Mais apparemment elle n’en fit rien et se fia probablement à la version de l’enseignante, flairant d’ailleurs l’occasion de “bouffer du curé”. Bon appétit !
Néanmoins, avant de se mettre à table, il semble utile de lire le menu entièrement et aussi de consulter la carte des vins.
Un fait relaté, pris en dehors de son contexte, peut avoir une signification tout à fait différente voir même frôler le politiquement incorrect.
Que s’est-il donc passé? Pourquoi personne n’a demandé l’avis des parents d’élèves présents lors de cette réunion ?
Pourquoi, au fait, cette réunion a-t-elle eu lieu?
Il s’agissait d’éclaircir une situation de conflit entre les élèves et leur maîtresse, les enfants se plaignant de “maltraitances verbales” de la part de la maîtresse, de punitions arbitraires et d’injustice. Cette mise au point fut aussi souhaitée par la titulaire de la classe, puisqu’elle y attira le débat quasiment au début de la réunion. Les détails de cette réunion ne trouvent pas leur place ici, notons simplement que la chargé de cours en catéchisme fut présente à la demande des enfants.
L’enquête qu’elle aurait menée auprès des enfants pourrait se résumer à une mise en garde de ces derniers contre un jugement subjectif qu’ils portent à l’encontre de leur maîtresse. Les enfants ne voyant que les côtés négatifs de cette dernière, furent invités à lui trouver des qualités. Lors de la réunion des parents d’élèves, la chargé de cours n’a d’ailleurs mis l’accent que sur les points positifs, ignorant les autres et prenant de ce fait la défense de la titulaire de classe.
On peut donc débattre du bien-fondé de cette démarche et la philosophie dans laquelle cette « enquête » a eu lieu. La chargé cours de catéchisme avait-elle le droit d’agir de sorte ? En fonction du point de vue les réponses divergent. Non, si on considère son action comme inquisitoire et destructrice pour l’enseignante visée. Oui, si au contraire on tente de calmer le jeu et démontre que la personne visée est injustement mal jugée.
Si nous partons du principe que la chargée de cours a voulu prendre la défense de l’enseignante en montrant aux parents que leurs enfants ne pensent pas que du mal de cette dernière et que finalement la maîtresse est un être sympathique et bon, nous devons nous rendre à l’évidence que cette chargé de cours s’est fourrée le doigt dans l’œil.
La maîtresse, quant à elle, a donné un cours magistral sur l’art de détourner l’attention d’un problème existant et par la même occasion se débarrasser d’un gêneur en transformant un éventuel faux-pas en crime d’inquisition. D’ailleurs les représailles à l’encontre de la chargé de cours de catéchisme furent dignes des procès maoïstes : sanctions arbitraires, immédiates et sans droit à la défense. Il ne manquait que les excuses publiques et la mise au ban de la société. On attendait un peu de retenue des autorités politiques communales ainsi que de la commission scolaire et au moins un semblant de justice. Mais probablement aveuglés par la crainte d’une critique inquisitoire, les autorités laïques ont préféré sacrifier un chrétien pour sauver Rome.
mardi 21 novembre 2006